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Plusieurs obstacles empêchent les femmes d'étendre leur impact au-delà de leurs communautés.
Ces barrières n'agissent pas indépendamment les unes des autres ; elles interagissent pour limiter systématiquement la visibilité, la légitimité et l'influence des femmes à tous les niveaux de gouvernance.
Tchad et Guinée
Les femmes possèdent rarement des terres ; leur accès à celles-ci est déterminé par leurs proches masculins et limité par la loi. Par exemple, les femmes ne peuvent pas hériter de terres.
Maroc
Les normes patriarcales limitent la capacité des femmes à revendiquer leurs droits d'utilisation de la forêt.
Sénégal
Les femmes ont souvent des lacunes en matière de maîtrise de l'écrit, que ce soit en français ou en wolof, ce qui les empêche d'accéder aux documents officiels des comités. Cela contribue à affaiblir leur confiance en elles et à limiter leurs compétences en matière de leadership.
Guinée, Tchad, Maroc
Niveau de connaissances financières limité et accès restreint à l'information stratégique.
Kenya
Les femmes comprennent mal leurs droits et reçoivent peu d'informations sur les consultations budgétaires et autres possibilités d'influencer les politiques.
Tanzanie
Même si les femmes sont représentées, les hiérarchies au sein des systèmes de connaissances et le manque d'expérience et de confiance en elles dans les rôles de leadership constituent deux obstacles majeurs. Promouvoir des masculinités positives au sein de ces comités locaux peut contribuer à faire évoluer la perception des compétences des femmes.
Normes socioculturelles
Sénégal et Guinée
Les femmes sont dissuadées de prendre la parole en public ou devant des hommes.
Maroc et Guinée
Les femmes sont censées rester dans la sphère domestique.
Tanzanie
La gestion des pêches et des milieux maritimes est largement perçue comme un “ travail d'hommes ”, ce qui nuit à la légitimité des femmes dans les rôles de direction.
Charges de soins et mobilité
Tchad
La charge importante que représente le travail domestique non rémunéré réduit le temps dont disposent les femmes pour suivre des formations au leadership ; des projets testent actuellement des solutions collectives de garde d'enfants.
Guinée et Sénégal
Les déplacements pour se rendre aux réunions sont limités pour des raisons de sécurité et culturelles, et le temps est principalement consacré aux tâches familiales. Des projets tels que « Femmes pro-forêts » cherchent des solutions pour alléger le fardeau des tâches productives et reproductives, afin que les femmes aient le temps et l'énergie de se consacrer à d'autres activités, comme le plaidoyer.
Faiblesses institutionnelles
Les conseils de gestion forestière, les comités fonciers, les comités locaux chargés des aires marines protégées et les autorités des parcs nationaux réservent rarement des sièges aux femmes.
Les instances politiques nationales ne considèrent pas les savoirs communautaires comme des « preuves légitimes ».
Les unités de gestion des plages ne bénéficient pas d’un financement régulier, d’un accompagnement ni d’une budgétisation sensible au genre, ce qui ne permet pas de pérenniser le leadership des femmes au-delà des cycles électoraux.